je me suis senti balancé par ton rêve toute la nuit
à peine ébranlé par la secousse du vent à la terre

 

Ou que tu sois ou ne sois pas je te cherche , es tu dans les parfums, les incohérences du hasard et je perce à jour les déguisements des femmes, je m’inquiète des nouvelles têtes ,  j’arpente les mêmes lieux où tu m’es apparu encore et encore , et toujours et toujours je m’étonne que tu ne sois pas sous chaque livre que je déplace, chaque courant d’air qui me déplace et je sue pensant que tu es là à me regarder de dessous le néon C’est vrai mes jours sont un safari ou je ne te vois pas et j’attends …
La perception des choses est parsemée de fleurs invisibles qui aujourd’hui ne sont pas dans tes cheveux.

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Tous les jours
Je tente de fermer les yeux
Mais tous les jours
Tu danses sur mes yeux
Et je dois ré-ouvrir les yeux

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Exactement comme si je n’avais jamais reçu de blessure
le sourire extatique grave des signes aux muqueuses de la nuit
tempêtes les plus sombres les queues récurent le fond 

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20294358_10211630854466023_4553824408676266328_n Aujourd’hui jour de fièvre la tête est lourde l’estomac sur les genoux, je relis le chercheur d’or ce beau livre de Jean Marie Gustave et toute cette poésie de la terre me saute au visage, le papier jauni livre un secret, peut-être ce pourquoi que je sais depuis toujours, que derrière les mots se cachent les couleurs, les parfums des disparus et la terre qui continue à vivre dans ce temps hors du temps, celui de la poésie est celui du livre est aussi le mien, quoi de plus beau que d’être relié moi à toi par delà l’intérieur de cet espace, de nous convier à chaque instant en murmurant ton nom Laura Laura Le temps s’écoule lentement grillé par le soleil et le vent sèche les pages du livre,  l’aventure qui n’est pas là, notre nous colle à l’oreille et apaise mon mal au ventre, l’énergie tourné vers l’intérieur, je me mets à penser à bientôt cette heure de se retrouver pour se laisser aller à la joie des retrouvailles tu me tireras de ce fauteuil où malgré tout je m’ennuie.

 Accepter qu’un poète est un homme et que je suis cet homme qui doit pousser son canoé jusqu’au bout de là où ses mots conduisent jusqu’à la chute et la rupture du corps et de l’esprit par delà les eaux calmes ou orageuses de la platitude. L’homme a qui il manque navigue sur le vide et ramène à lui tant qu’il peut,  accepter sa solitude finalement mais reconnaitre l’éclat en moi en toi
Oser être en toute nature  Soi sans la peur et la faiblesse car la route ensuite est dure à reprendre c’est cela être vivant la tête brûlée par le soleil et regarder son corps lui échapper.

 

Pourquoi m’est il impossible de penser sans image d’Épinal que je puisse lier ma vie à une femme, avoir une vie comme tout un chacun et ne pas reconnaitre de limites aux capacités de mon corps, de ma vie et de mon désir. Pourquoi tout doit il être un combat que j’ai perdu d’avance ?

Ma belle âme qui me berce doucement merci ma belle âme tu me donnes cet élan qui  relance, vois le tumulte de la source qui brusquement aveuglée se remet à jaillir, eau de vie reprend sa route sans rien céder revivifiée largement charrie la douceur dans la longueur

Aleksey Tchernigin

Poète assis, après avoir beaucoup marché, regardant le monde fatras transversal du  grand passé à l’avenir diffus, face à une terre qui s’éparpille couvrant le masque sculpté, entre les fentes qui sont les rides, rien n’est dit ou tout
  Vêtu d’une question , je marche . Haute est la nuit , et sans parole
Est ce d’une pensée , d’une fréquentation aux abords des matins, soir ou nuit d’un suspens quotidien , d’une question qui revient en boucle, l’image d’un homme en haute mer regardé de la grève :  les degrés du regard
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